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menelluin

menelluin

Menelluin ou le bleuet fleurit entre mai et juillet. On le retrouve souvent dans les champs de céréales et fut depuis longtemps prisé pour son bleu profond. Les elfes l’on nommé Menelluin, bleu du ciel. Le bleuet fut choisi comme emblème pour Idril Celebrindal, la mère d’Eärendil. On y lisait « Menelluin Írildeo Ondolindello» (bleuet d’Idril de Gondolin). Cet emblème a été emmené et conservé en Numénor où il fut source d’inspiration des motifs numénoréens. Il fut ensuite ramené en Gondor par Elendil.

idril

Le bleuet est aussi utilisé pour calmer les irritations des yeux ou de la peau. Certaines cuisinières créatives s’en servent dans des desserts.

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Tharbad

Tharbad

Tharbad, la croisée des chemins en Sindarin, était à l’origine un immense gué sur la Gwathlo qui transformait les alentours en marécages à certaines périodes de l’année, havre des cygnes majestueux que nous, eldars, avions baptisé Nin en Eilph, le port des cygnes, avant de devenir Tharbad, la ville portuaire et une des principale garnison des Numénoréens. Tharbad nous évoquait aussi l’histoire de la rencontre d’Aldarion avec Galadriel. Mais c’est au début du Troisième âge, que Tharbad devint un vrai port accueillant les navires numénoréens et que fut bâtit, par les hommes et les nains, ce gigantesque pont qui enjambait la rivières et les marécages. Tharbad devint ainsi un centre de passage, de commerce entre le sud et le nord, refuge sur la Grande Route Royale reliant les deux grand royaume numénoréens. Tharbad reflétait la puissance et l’opulence des Numénoréens qui s’étaient imposés de force dans la région, matant les tribus Dunlendings. Elle rayonnait sur tout le sud du Cardolan.

Mais Tharbad fut victime de la Grande Peste au milieu du 3eme age qui ravagea le royaume de Cardolan et le Gondor. C’est après ce terrible moment, que Tharbad déclina rapidement. La route royale fut négligée, les brigands affluèrent de plus en plus et les tribus dunlendings récupérèrent leur autonomie. C’est une inondation après un grand hiver qui ruina définitivement Tharbad. Son pont majestueux, âme de la ville, n’y résista pas et une partie des fortifications tombèrent. Le marécage repris ses droits et les cygnes revinrent occuper la région qu’ils avaient désertée sous la pression des Numénoréens défricheurs. On raconte que la ville se reconstruit doucement, occupée aujourd’hui par les hommes, que des barons et maitre de guilde, brigands et commerçants se disputent le pouvoir, qu’on y négocie toutes sortes de choses mêmes les hommes. On y fait fortune aussi vite qu’on perd la vie. La nuit, il n’est pas rare d’entendre des râles agonisants ou le son métallique des lames qui dansent.
Tharbad est riche et dangereuse, et propice au développement de bas instincts nourris par les espions de l’Oeil qui y voit une terre fertile et intéressante. Je comprenais l’appréhension d’Issil et ses nécessaires mises en garde. La prudence était de mise, beaucoup plus qu’ailleurs. Les caravanes étaient rarement prises à partie car elles ravitaillaient la ville mais pas les incidents regrettables qui s’abattaient sur des marchands peu chanceux.
Je regardais la silhouette de la ville se découpant dans la nuit, mystérieuse et menaçante. J’inspirais profondément en pensant qu’il faudrait que je me mêle une fois encore aux hommes en évitant qu’ils ne découvrent ce que je suis. La caravane était alignée, le soleil allait bientôt apparaitre à l’horizon, je rabattis ma capuche sur mon visage tandis qu’Hiragil mettait en branle le chariot en faisant claquer le fouet.

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« Certains étaient allés dans le Nord au-delà des sources de la Fontgrise, jusque dans les Landes d’Etten ; et d’autres, vers l’Ouest, avaient exploré, avec l’aide d’Aragorn et des Rôdeurs, les terres tout le long du Flot Gris jusqu’à Tharbad, où la vieille Route du Nord traversait la rivière près des ruines d’une ville. » Le Seigneur des Anneaux – Livre II – Chapitre 3

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© Raphael Lacoste

© Raphael Lacoste

 

Ils vinrent avec les frimas
Avec le Rude Hiver et la pluie perfide
Et l’on entendait leurs pas
Caressant les terres humides

 Ils sont venus pour un soupir
Ils étaient trois
Ils sont venus le recueillir
Un vieux moine, une ombre et un roi

…. (1)

 

Les yeux perdus dans le feu qui crépitait et s’élevait vers la lune, pleine et rousse, je caressais les cordes de mon luth en chantonnant une vieille chanson évoquant la chute de Tharbad.  La caravane approchait des murs de la ville et Berend semblait plus nerveux. La ville avait mauvaise réputation et ses alentours aussi. Des histoire de bandes de pilleurs, de marchands d’esclaves, et autres se racontaient depuis ce matin dans les rangs des marchands. Chacun allant de son histoire pour faire peur ou frémir les autres. La tension était palpable sous les rires trop forts. La caravane s’était disposée en cercle sur une colline qui surplombait les alentours marécageux. Berend avait disposé des torches aux abords afin d’éclairer le campement. Je remarquais qu’Issil portait son épée que je lui avais forgée et qu’il avait enfilé sous sa chemise un pourpoint de cuir renforcé. La caravane comptait de nombreux hommes et notre campement bien situé était suffisamment bien défendu pour qu’une bande viennent s’y risquer, mais je ne connaissais pas la région et d’après Issil, il fallait être extrêmement prudent. Je n’avais remarqué aucun guetteur le long de notre route ni vu quoi que ce soit qui me laissa présager une quelconque embuscade. Mais la nuit apporte toujours sont lot d’ombres dans les esprits, le mien semblait aussi touché et je me demandais pourquoi.
Issil s’était rapproché de Berend et discutait sérieusement avec lui. Je distinguais les yeux de Berend intrigués mais qui acquiesçaient en même temps. Et je vis aussi son regard jeter brièvement un oeil vers moi comme s’il voulait s’assurer d’une intuition. Je me demandais ce qu’il pensait à mon sujet et dans quelle mesure pouvait on lui faire confiance. Hiragil se posa près de moi
– Tout le monde semble nerveux, me dit elle à voix basse. Même Issil semble sur ses gardes.
– mmh
– Je n’aime pas trop ça, je vais voir ce que raconte Issil.
Elle se leva, toujours aussi vive et ne tenant pas en place, elle se dirigea vers Issil avec sa démarche chaloupée qu’aucun regard autour du feu ne rata. Je souris à la pensée de passer inaperçu au sein d’une caravane de marchands avec Hiragil… Je décidais de chanter l’histoire d’Aldarion sixième roi de Numenor.

(1) traduction légèrement modifiée de  Trè d’A Filetta (voir lien youtube sur le blog)

sceau de Sharilaa

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L’athelas ou asëa aranion en quenya ou feuille de roi, traduction du nom quenya, fut importée dans les Terres du Milieu par les Numénoréens. On la trouve partout où ils se sont installés, en Gondor, en Arnor et sur certaines côtes du sud.
Souvent utilisée pour purifier l’air dans les habitations à cause de son parfum agréable et frais qui calme l’esprit, les vieilles personnes du Gondor en boivent encore sous forme de tisane pour calmer les maux de têtes.
Mais l’athelas recèle des propriétés curatives oubliées par la plupart. L’athelas possède de longues feuilles qui écrasées et bouillies permettent de laver et de soigner une blessure, de cicatriser plus facilement et de contrer l’effet du poison. Il est dit aussi que dans les mains du roi (de Numenor) ses propriétés sont exceptionnelles d’où son nom.

On rapporte que Luthien utilisa l’athelas cueillie par Huan pour soigner Beren blessé par une flèche tirée par Curufin.

«Huan apporte une herbe fine
incomparable médecine,
toujours vert, aux prairies des bois
grandit son bord tranchant et plat.
Les plantes n’ont pas de secret
pour Huan qui court les forêt.
Il sait la façon la plus prompte
pour que Luthien chantant dompte
le mal, toute femme elfe a ainsi
chassé les malheurs de sa vie
guerre et armes. Elle a chanté.»
Lais de Beleriand – geste de Luthien et Beren – Chap X

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